Ce site, wwww.marraire.com,
est entièrement dédié à la langue et
à la culture des départements de la Haute-Loire et de
l'Ardèche, pays occitans.
L'occitan, langue de
civilisation, profondemment implanté dans les racines vellaves
et ardéchoises, s'étend sur 32 départements
français mais également sur une partie des Alpes
d'Italie et le Val d'Aran en Espagne. Les appelations diverses comme
patois d'Ardèche, patois ardéchois, patois de
Haute-Loire, patois du Velay, ne représentent pas une division
dialectale réelle.
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vous propose différents documents, écrits ou sonores,
témoignant de la réalité des parlers
d'Ardèche et de Haute-Loire.
"Le vivaro-alpin couvre la partie occitane des alpes et du Dauphiné, et, à l'ouest du Rhône, le nord du Vivarais, le nord-est du Velay et le coin sud-ouest du Forez qui est de notre langue" Pierre Bec
Le dialecte occitan de l ’est de la Haute-Loire et du nord de
l’Ardèche est de type vivaro-alpin, c'est à dire
à la fois distinct de l'auvergnat, du languedocien et du
provençal. L'aire du vivaro-alpin forme une bande qui commence
à l'ouest aux environs du col du Pertuis, englobe la partie orientale
du Velay et le nord du Vivarais, puis rejoint la vallée du
Rhône vers Valence, il se prolonge ensuite bien au delà
jusque dans les vallées italiennes des Alpes.
"in hac provincia occitana que jure scripto sub ejus imperio regit et quam ab origine per me cum per genitores meos. Ego Johannes Berberi vallaviens que oriundus ex oppido ysingachii ..."
"Dans cette province occitane, régie par le droit
écrit, d'où je suis originaire, tant par moi-même
que par mes parents, moi Johan Berberi, vellave, je tire ma naissance
de la ville d'Yssingeaux" - 1478 -
[De Viato, J.
Barbier, Bibliothèque municipale, Le Puy-en-Velay]
L' héritage laissé par les troubadours est
considérable, on dénombre plus de 2500 textes, produits
par 350 écrivains. Les troubadours,
écrivains en langue occitane
L’occitan a survécu jusqu'à aujourd'hui parce
qu'il a été transmis oralement de
génération en génération; son
écriture est restée marginale. Ce mode de transmission,
en l' absence de structure d'enseignement et de codification, a
maintenu la langue dans un état 'naturel' tendant à
accroître la diversité originelle.
Si la
diversité est réelle, il ne s'agit pas moins d'une
seule et même langue; le vocabulaire est très
majoritairement commun, la grammaire est très homogène;
c'est dans la prononciation que l' on trouve l' essentiel des
différences.
Il ne faut pas surtout pas penser que le
développement des caractères locaux s'est
effectué de façon isolé. En fait, en
étudiant la langue dans sa globalité, on distingue
nettement le déploiement des phénomènes
linguistiques. On peut donc procéder à une
classification dialectale, même si toute classification, quelle
qu'elle soit, ne suffit pas à exprimer toute la
complexité réelle. La classification la plus
sérieuse et la plus couramment admise distingue six zones: le
provençal, le languedocien, le gascon, le limousin, l'
auvergnat, et le vivaro-alpin. L' unité
et la diversité de l' occitan
Pendant longtemps, l'élite sociale parle et écrit en français; le peuple n'est pas instruit et ne sait ni lire ni écrire. On ne s'interroge donc pas sur la façon d'écrire l'occitan.
La situation évolue en fin du 19ème siècle. Avec les progrès de l'alphabétisation, un public beaucoup plus large a accès à la lecture, plus nombreux sont ceux qui tentent d'écrire en occitan; pour parler du terroir ou même par revendication culturelle. Cependant, l'absence de règles d'écriture décourage les initiatives individuelles.
Pour répondre à ce manque, le Félibrige (créé en 1854) propose la graphie dite 'de Roumanille', du nom d'un des fondateurs du mouvement. Très inspiré du français, ce système trouve vite ses limites et englobe difficilement les disparités géographiques.
Au début du 20ème siècle, plusieurs écrivains reprennent une démarche plus rationnelle et modernise la graphie classique héritée des troubadours du moyen age. En 1935, sous l'impulsion de Louis Alibert, la Societat d'Estudis Occitans fixe la nouvelle norme qui devient, après la deuxième guerre mondiale, celle de l'Institut d'Estudis Occitans. Elle s'avère très puissante pour unifier les différences dialectales. Toutefois, même pour le plus fin pratiquant le la langue orale, la graphie classique demande une période d'adaptation, car elle diverge radicalement des habitudes induites par l'écriture du français.
Le système d'écriture proposée par l'IEO est issu d'un long travail de recherche et de perfectionnement. Cette norme tente d'uniformiser dans une même langue écrite toutes les formes dialectales. Comme tout système d'écriture, la norme IEO conduit de fait à inventer une langue littéraire qui se veut plus pure que la langue parlée, dans le sens où elle cherche à écarter les formes qui viennent du français, et celles qui sont trop marginales.
Dans les faits, cette norme est assez souple et permet de moduler
l'écriture d'un même mot suivant sa prononciation
locale, et il faut constater qu' elle est aujourd'hui largement
adoptée quelque soit le dialecte. Toutefois, la graphie de
Roumanille reste souvent utilisée pour le provençal, et
des habitudes non normalisées persistent.
Le seul vrai système d'écriture occitan cohérent et complet est celui mis au point par l'Institut d'Estudis Occitans. Il offre la possibilité de transcrire la prononciation exacte, mais préconise l'usage d'une forme littéraire commune. La langue littéraire se veut à la fois purifiée, sans altération et proche de ses origines. Même si elle est un peu artificielle, cette langue offre l'avantage de contenir les différences dialectales autour d'une même forme écrite, ce qui rend la lecture accessible à un public plus large que les seules personnes initiées à la prononciation locale. L'introduction des variantes produit une écriture dialectale qui constitue un intermédiaire plus fidèle aux formes parlées.
Pour ce qui concerne la langue parlée, il n'y a bien sûr
pas de forme standardisée. La seule prononciation correcte est
celle qui est en usage localement, laquelle est issue de la
diversification du latin, puis de son évolution dans la langue
vulgaire. L' écriture de l'
occitan
Il faut bien penser à ses amis
Je veux vous conter ce qui s’est passé il y a un certain temps à Montregard en 1943 ou 1944 du côté du hameau « Les Côts ». Je n’étais pas bien grand mais je m’en souviens comme si c’était hier. Je couchais dans un lit-placard dans la cuisine près de la porte d’entrée, sur une paillasse de feuilles de fayard que nous avions ramassées bien sèches au bois de « Mezent », à l’automne dernier ? Dans ce lit nous étions bien chauds mais il ne fallait pas trop remuer car les feuilles faisaient un de ces bruits !
Mais revenons au fait, donc une nuit je fus réveillé par quelqu’un qui frappait à la porte. Je sautai de ma paillasse, tout effrayé je montai rapidement l’escalier de la chambre du haut pour appeler mon père mais il avait aussi entendu et descendait en pan de chemise. L’autre frappait toujours de plus belle à faire céder la porte qui n’allait pas tenir bien longtemps. Mon père fit sauter la barre pour ouvrir, moi je me cachais derrière lui en tenant sa chemise, je n’en menais pas large. Un homme qui passait à peine sous la porte faillit se cogner au fronton, il entra, scruta la cuisine puis dit : « Je suis de La Résistance et je n’ai pas mangé depuis deux jours » Il était plus grand que notre voisin le « Grand Guste », une barbe d’une semaine, le fusil à l’épaule, de l’autre côté une musette et une ceinture de balles.
Le lexique est présent à cette adresse:Lexique
son istòria en
sèt fòlhas

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istòria e cultura localas
